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Bienvenue dans le massif de Chabrières

Bienvenue dans le massif de Chabrières

 

Regardez-les, avant de les aborder, collines et forêts n’ont à vous présenter ni les impressionnantes splendeurs de la haute montagne, ni les langueurs ou les tempêtes de l’océan, mais les collines vous offrent les lignes calmes de leurs sommets, la forêt, ses apaisants ombrages et les enseignements de sa petite sagesse.
Aujourd’hui, la forêt Domaniale de Chabrières s’étend sur 340 hectares et la forêt communale de Guéret sur 347 hectares Toutes deux s’associent pour vous accueillir et abriter vos loisirs et vos rêves.

 

 

Un peu d'histoire...

 

Le massif de Chabrières s’étend sur une rangée de collines qui barrent un trait curieusement rectiligne et continu, tracé du Sud-est au Nord-Ouest, à l’horizon Sud-ouest de Guéret. Les forêts la composant se nomment : bois de Ste Feyre, forêt de Chabrières, Maupuy, et il s’en détache même une base avancée le Puy de Gaudy au Sud-est de Guéret.

Toutes ces collines sont à vocation forestière, non seulement parce que dans un pays déjà frais et humide elles sont plus exposées à la pluie, mais surtout parce que leurs sols sont en général plus maigre parce que davantage affectés par le ravinement. On y trouve partout ces énormes chaos ou entassements de blocs granitiques qui font l’émerveillement des touristes et que peuplement des légendes populaires. D’après P. DUCOURTIEUX (les anciennes forêts du Limousin Limoges 1907), à la fin du XVIIème siècle, ces collines étaient déjà recouvertes par un massif de près de mille hectares de bois comprenait « la forêt de Chabrières » donnée en 1424, à la ville de Guéret par Jacques II de Bourbon,comte de la Marche, elle avait 400 hectares et joignait les bois étendus du prieuré de Guéret, du chapitre de la Chapelle Taillefert, de la commanderie de Maisonnisses et du seigneur de Ste Feyre.
La région de Guéret possédait des forêts de hêtres et de chênes… la forêt de Chabrières mesurait encore, vers 1730, 723 arpents (l’arpent = ½ hectare), le prieuré de St Pierre et St Paul (c’est-à-dire l’église de Guéret) disposait de 600 arpents de bois divers dans les paroisses voisines, tandis que dans la même région le chapitre de la Chapelle Taillefert possédait 400 arpents de chênaies et de hêtraies.
           
A la révolution, l’Etat confisqua toutes les forêts seigneuriales et ecclésiastiques, mais en fait, en beaucoup d’endroits les paroisses les plus proches qui avait des droits d’usage sur ces forêts, s’en emparèrent et l’Etat n’osa pas les leurs faire rendre.
« Les bois de la ville » furent vendus et non donnés comme l’on dit encore quelques fois, à la ville de Guéret par jacques II de Bourbon , sous le nom de « bois et forêts appelés de las Chabrières » par acte, en date du 6 septembre 1424 dont les archives de guéret conservent l’original, moyennant versement d’une somme de 200 louis d’or et une rente annuelle de quinze livres tournois payable à chaque fête de St Michel.
L’acte de vente expliquait que les habitants de Guéret souhaitaient pouvoir utiliser de façon plus régulière le bois de cette forêt. Il est clair que cette forêt était depuis des siècles indispensables aux habitants de Guéret.
Quant aux bois cédés au prieuré de Guéret, ils étaient en partie destinés à chauffer les fours banaux où les habitants de Guéret devaient faire cuire leur pain. Près de l’église, une plaque porte l’inscription « rue du four d’en bas », rappelle ces usages.
Mais la forêt, ne cède pas aux impatiences de l’homme : elle sait lui imposer son rythme : caisse d’épargne et de prévoyance, elle exige plus d’un demi-siècle pour donner des arbres de valeur susceptibles de fournir de beaux bois d’œuvre, échangeables contre de bon argent. Les forestiers le savent : les lois depuis Colbert, surtout, consacrent le rythme, en réglementant les coupes et en constituant, sous le nom de quart en réserve, un domaine promu à une longue vie. Deux ou trois seulement en 100 ans, on peut casser la tirelire et en dépenser le contenu ; mais cela arrive tout de même, et les municipalités peuvent alors financer un travail exceptionnel.              
En 1774, « le quart de réserve » des bois de la ville paie plusieurs édifices publics, dont un maison pouvant servir de grenier à blé et une hall propre à servir de boucherie. Les coupes de « quart de réserve » étalées sur 8 ans, avaient été vendues 12 403 livres, alors que les recettes de la ville était de 1 205 livres cette année.
En, 1808, la ville de Guéret dut trouver 26 000 francs pour racheter son collège parce que cet établissement tenu par des religieux avait été confisqué par l’Etat. Mais il restait un « quart de réserve » dont la vente rapporta 41 418 francs. Le rachat put être réalisé.
Quant il fallu songer à financer la construction d’un lycée, on ne cessa de parler de forêt. Cela commença en 1860, puis 1876. Le conseil municipal évaluait à 358 000 francs la valeur de ce quart en réserve, qu’on devait réaliser en 15 ans. Le ministre refusa la coupe sombre. Il fallu se contenter de coupes partielles, qui entre temps, après 1870, servirent à payer de nouvelles casernes. On y revint en 1882, quand se posa le problème de financement du lycée de filles. Finalement, les coupes servirent à payer de nouvelles adductions d’eau. Cette fois, on avait, bien malgré soi, consacré l’alliance, depuis longtemps conçue par la nature, de l’arbre et de l’eau, de la colline et de la forêt, qui semblaient se concerter là-haut, pour veiller aux besoins, comme aux loisirs de la petite ville.
Extrait du Guide « le sentier découverte et forestier – forêt domaniale de Chabrières » - édité par ONF de Guéret

 


 
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